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Appel de Candidatures au Prix CAIR 2025
Assemblée Générale Annuelle 2025
Interventional Radiologist | Niagara Health
CAIR FRI En Vedette - Dre. Ethel Rivas Zuleta
CAIR FRI En Vedette - Dre. Rebecca Spouge
CAIR FRI En Vedette - Dre. Elizabeth Dave
CAIR FRI En Vedette - Dre. Aida Ahrari
CAIR FRI En Vedette - Dre. Fiona Anyumba

La prise en charge de la douleur assistée par imagerie est un peu la bête noire de nombreux radiologues d’intervention vasculaire au Canada. On n’en fait pas beaucoup, puisque ce sont habituellement les anesthésistes, les chirurgiens surspécialisés ou les radiologues formés en imagerie musculosquelettique diagnostique qui effectuent ces interventions. Pendant notre surspécialisation, les seules interventions de mitigation de la douleur assistées par imagerie que Coco et moi nous rappelons avoir effectuées étaient des alcoolisations du plexus cœliaque et l’observation de l’étrange intervention de vertébroplastie à travers une fenêtre de verre plombé. En tant que radiologues d’intervention vasculaire en poste, nous avons réalisé qu’une majorité de nos patients nécessitant régulièrement des interventions vasculaires ou d’hémodialyse (plus de 50 %) avaient déjà subi des interventions guidées par imagerie, sous une forme ou une autre (la plupart du temps des injections cervicales/lombaires ou dans les grandes articulations), réalisées par des personnes n’étant pas spécialistes en radiologie. Nous avons donc décidé de creuser un peu plus le sujet de la prise en charge de la douleur assistée par imagerie et sommes tombés sur l’ablation nerveuse pour le soulagement des douleurs des grandes articulations (généralement en cas de fracture ou d’arthrose) chez des patients ne nécessitant pas d’intervention chirurgicale. Nous avons trouvé un radiologue d’intervention exerçant à Atlanta, en Géorgie, le Dr Prologo, et avons décidé de lui parler d’ablation nerveuse.
Le Dr J. David Prologo est professeur agrégé au Département de radiologie de la Faculté de médecine de l’Université Emory et directeur des services de radiologie d’intervention au Emory Johns Creek Hospital. Lui-même radiologue d’intervention, il se spécialise en radiologie diagnostique, en radiologie d’intervention, en médecine de l’obésité, en interventions de soulagement de la douleur et en ablation de tumeurs osseuses.
Le Dr Prologo a obtenu son doctorat à l’Université d’État de l’Ohio (Ohio State University) et effectué sa résidence en radiologie au University Hospitals Case Medical Center à Cleveland, en Ohio. Il a ensuite effectué une surspécialisation en radiologie vasculaire et d’intervention au Metrohealth Medical Center à Cleveland, toujours en Ohio.
Ses recherches portent sur l’application des techniques de guidage par imagerie à l’administration de traitements par cellules souches, au soulagement des douleurs cancéreuses et à la prise en charge de l’obésité. Il s’agit d’un expert reconnu en matière de traitements d’ablation, qui a été pionnier dans la réalisation de plusieurs interventions novatrices dans cette spécialité, parmi lesquelles la cryoablation des nerfs.
Quand nous avons entendu parler de l’ablation de nerfs du genou, nous nous sommes demandé : comment? Par radiofréquence? Par micro-ondes? Par cryothérapie? Par alcoolisation? Pourriez-vous nous décrire rapidement votre expérience avec cette intervention et nous dire comment vous l’avez vue évoluer ces dernières années?
L’intervention d’origine d’ablation par radiofréquence (ARF) guidée par fluoroscopie a en grande partie été portée par l’industrie. Les fabricants de sondes d’ARF ont effectué des campagnes marketing auprès du public puis ont formé les responsables de l’intervention. Avec le temps, les recherches ont montré une certaine variabilité des trajets nerveux, ce qui portait à croire que l’intervention ratait une bonne partie du temps. En conséquence, nous (les radiologues d’intervention) avons commencé (comme nous le faisons toujours!) à améliorer cette technique grâce à l’utilisation de l’échographie (guidage de meilleure qualité) et/ou de la cryothérapie (plus grandes zones d’ablation).
Outre les sondes d’ARF, pensez-vous que l’utilisation d’autres méthodes puisse être sécuritaire? Par exemple, est-ce qu’il serait possible d’effectuer une ablation par alcoolisation ou bien est-ce que cela entraînerait trop de risques de dommages musculaires?
Selon moi, l’alcool est trop dispendieux et impossible à maîtriser dans une telle situation. La cryoablation est moins douloureuse, plus prévisible et permet de traiter une zone plus importante. C’est donc la solution idéale.
Cette intervention pourrait-elle être réalisée uniquement en suivant les recommandations émanant des États-Unis?
Oui.
Qui vous envoie les patients que vous traitez?
Principalement les services d’orthopédie, pour les patients qui ne veulent pas de prothèse de genou ou chez qui une telle intervention n’est pas possible.
Comment sélectionnez-vous les patients?
Il s’agit de patients ayant des douleurs dues à une arthrose du genou ou chez qui la pose d’une prothèse du genou a échoué et qui ne présentent pas de contre-indications.
Quel suivi effectuez-vous chez ces patients?
À 3, 6 et 12 mois. Habituellement, on réitère l’intervention entre 12 et 18 mois.
Combien de traitements faut-il généralement?
Un traitement dure entre 12 et 18 mois. Si le patient profite de cette période pour faire de l’exercice, perdre du poids et se faire poser une prothèse du genou, alors il obtiendra les meilleurs résultats.
Quelles sont les complications les plus fréquentes?
Les complications sont plutôt rares.
Quelles comparaisons peut-on faire avec l’embolisation des artères du genou?
Bonne question. L’embolisation des artères du genou vise à atténuer la physiopathologie de la maladie, tandis que l’ablation de nerfs du genou ne fait que soulager la douleur. Cela dit, l’embolisation des artères du genou comporte davantage de risques.
Arrive-t-il souvent que les gens parlent d’ablation des nerfs géniculés au lieu d’ablation des nerfs du genou?
Ils se fient généralement au radiologue d’intervention. Nous décidons alors quelle intervention pratiquer.
De quelle manière un radiologue d’intervention vasculaire en exercice peut-il se former à cette intervention?
Les patients sont là. Je recommande en premier lieu d’aller leur parler directement, article de journal à l’appui, de parler à un représentant des médias ou d’effectuer du marketing direct. On pourrait aussi sensibiliser les chirurgiens orthopédiques (comme ci-dessus) et/ou les médecins de soins primaires à ces options non chirurgicales. Enfin, j’essayerais de fournir mes services le plus rapidement possible aux personnes qui m’envoient des patients.
Quelques références :
Is Genicular Nerve Radiofrequency Ablation Safe? A Literature Review and Anatomical Study
Can cooled RF ablation relieve post-knee replacement pain?
Cooled Radiofrequency Ablation May Relieve Chronic Pain after TKA
La prise en charge de la douleur assistée par imagerie est un peu la bête noire de nombreux radiologues d’intervention vasculaire au Canada. On n’en fait pas beaucoup, puisque ce sont habituellement les anesthésistes, les chirurgiens surspécialisés ou les radiologues formés en imagerie musculosquelettique diagnostique qui effectuent ces interventions.
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